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"...Dans ma conscience profonde, qui rejoint celle des églises, la totalité des grandes associations humanitaires, internationales et nationales, dans ma conscience, dans le for de ma conscience, je suis contre la peine de mort"
François Mitterrand.
16 mars 1981
Le premier tour des élections présidentielles de 2002 avait été un cataclysme politique. Jacques CHIRAC élu avec un taux qui ferait rêver les leaders "démocrates" africains n'a pourtant eu
aucune légitimité pour réaliser les vrais changements que la France a besoin. On nous y reprendrez plus a t'on dit. Un élan populaire semblait avoir pris place et tout un peuple attendait les
élections suivantes afin de "voter utile".
21 avril 2007. 12 candidats. 2 extrêmes droites, 1 droite, 1 centre, 1 inutile (chasse & peche) et 7 gauches.
Comment cela est-il possible ? A qui en revient-il la responsabilité ? Certes les électeurs ont voté utile et les voix de la gauche se sont essentiellement portées sur le PS. Mais
l'opportunisme politique et les nombreux candidats de la gauche ont crée une situation incompréhensible. Aucune solidarité politique, aucune coalition, aucune vision.
Un mouvement est apparu au second tour. Un mouvement de solidarité politique afin, non pas de soutenir ROYAL, mais de faire battre SARKOZY. Mais pour qui prend t'on les électeurs de gauche ? Je
vais voter pour le candidat qui me ressemble idéologiquement, qui représente mes conceptions profondes de liberté, d'égalité, de fraternité. Ces mots ne sont pas creux pour moi.
Le stratégie qui consiste a diaboliser SARKOZY n'a pas été la bonne. Même si je suis convaincu, au plus profond de moi même que cet homme est dangereux pour la démocratie. Cette stratégie n'a pas
fonctionnée. SARKOZY a au contraire profité de la situation pour s'afficher en victime. La spirale de l'entre deux tours a été négative.
La France est malade. Non pas économiquement, non plus socialement;
Tout historien, tout économiste objectif vous dirait que la France n'a jamais été aussi riche qu'aujourd'hui, le PIB par habitant n'a jamais été aussi élevé.
La France, sixième pays économiquement performant au monde est malade.
Les riches s'enrichissent, mais il est vrai, pas à la mesure de leur envie. Ils contribuent à perpétuer les valeurs de la république et de ne laisser personne sur le bord de la route. Les classes
moyennes contribuent également à cette solidarité mais à une proportion plus forte que les personnes aisées.
Enfin, les pauvres subsistent. Grâce à des aides diverses et variées, ils survivent. Grâce à la contribution des plus riches, et plus communément de la classe moyenne ils conservent un minimum de
fierté.
La France est malade car elle ne veut plus de cette solidarité. Les riches, naturellement préfèrent conserver leurs richesses et la classe moyenne ne trouve aucune légitimité à ces pauvres qui ne
veulent travailler.
Voila. C'est la lutte des classes. Chacun pour soi et, accessoirement sans Dieu et juge. Bien évidemment que la France n'est pas intolérante, bien-sûr elle n'est pas raciste ou xénophobe. C'est
une bonne vielle guerre des classes.
C'est cette France qui a gagné, qui a remporté la bataille. C'est cette France que SARKOZY a réveillé. C'est enfin cette France que doit aborder l'europe, le monde.
Cela, durant 5 ans.
J'ai honte.
Enfin, un candidat issue de
l'esclavagisme historique.<a href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?preconfig=c35217625b66d2f95c2f3a40c42187c5" target="_blank"><img src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif" border="none" width="91" height="17" alt="Add to Netvibes" /></a>
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Ce désastre, c’est l’échec cuisant de la stratégie des socio-libéraux du PS qui ont cherché à occuper le terrain de la droite et du centre plutôt que de porter un projet de gauche.
C’est aussi pour une part la responsabilité des forces et sensibilités antilibérales qui n’ont pas su dépasser l’égoïsme des partis pour proposer une alternative unitaire crédible.
Plus que jamais, il est temps que se crée cette alternative à gauche conforme aux aspirations qu’ont porté les mouvements sociaux et le refus de l’Europe ultralibérale.
Dès demain, nous proposons à toutes celles et tous ceux qui veulent agir dans l’unité, -militant(e)s politiques, syndicalistes, acteurs(trices) des mouvements associatifs- de participer dans la rue comme dans les urnes, à la construction d’un mouvement d’alternative à gauche, s’appuyant sur une autre vision du monde et un autre projet de société (antilibéral, féministe, écologiste, altermondialiste, antiraciste). Les candidat-e-s Gauche alternative 2007 le feront vivre dès les élections législatives de juin, par leur présence et leur volonté déjà affirmée de l’unité.
Face aux projets de la droite extrême, contre les libertés, contre les droits sociaux (retraites, sécurité sociale, immigration, sans papiers,...) et les droits des salariés la résistance nécessite de s’appuyer sur un accord unitaire large, que nous avons proposé et qui est dessiné par diverses luttes et mouvements sociaux.
Mais aussi sur un projet de transformation sociale, alternatif à cette société et aux politiques libérales, sécuritaires, discriminatoires, bellicistes, projet réalisable si l’on accepte de sortir du cadre imposé par les privilégiés.
Résister c’est possible, créer un autre monde c’est possible !
communiqué de la coordination nationale des collectifs
L’élection présidentielle a constitué un moment très fort de la vie civique de notre pays. Le niveau exceptionnel de participation électorale, la confrontation des orientations, mais aussi l’intensité des échanges entre les citoyens eux-mêmes attestent un nouvel intérêt pour le politique, et l’envie d’en débattre. L’attente de la société est forte à l’égard des gouvernants et de tous les acteurs de la vie démocratique.
Cette attente ne doit pas être déçue. L’élection de Nicolas Sarkozy, dont chacun doit prendre acte et tirer les leçons, est lourde de conséquences mais ne clôture pas la séquence démocratique de ce printemps. Car ce n’est pas un homme seul, fût-il Président de la République, qui peut décider de tout en démocratie.
La LDH souhaite que les citoyens maintiennent le niveau remarquable de participation politique dont ils viennent de faire preuve et restent mobilisés, notamment lors du prochain rendez-vous civique que sont les élections législatives, pour refuser l’aggravation de la régression des libertés et des droits sociaux, de la précarisation, de l’exclusion et de la stigmatisation d’une part importante de la population résidant en France.
Elle contribuera pleinement, à la place qui est la sienne, à mettre en lumière la nécessité de construire une France plus juste et plus fraternelle, faisant vivre les valeurs d’égalité, de laïcité et de solidarité.
Quels que soient les aléas politiques et les conjonctures électorales, la Ligue des droits de l’Homme poursuivra plus que jamais son combat pour traduire en actes la proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : « Les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits ».
Elle appelle, pour les jours, les mois et les années à venir, à l’exercice permanent et vigilant de la citoyenneté.
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